Propositions

L'Année de l'Inde, 1986

L’Année de l’Inde, 1986

Pincemin, le derviche tourneur.
La conférence propose une lecture du parcours pictural d’un artiste complexe qui aura toujours su passer outre toutes les conventions techniques et esthétiques admises. Fondée sur de nombreux témoignages et une documentation importante, cette intervention montrera, au-delà du passage de l’abstraction vers des éléments narratifs dans sa peinture, comment il est possible de mettre en relation les différentes époques et styles de l’artiste, de pointer des thèmes récurrents, de révéler les sources iconographiques originales et bien d’autres aspects surprenants dans l’œuvre foisonnante de Jean-Pierre Pincemin.

Entre Romantisme et Réalisme, la naissance de la photographie
En 1839, lorsque François Arago déclare officiellement son invention, la photographie se partage d’emblée entre une implication expressive dans le domaine des arts et un usage purement mécanique au service de la science. L’apparition de ce nouveau type d’image hésite également entre les références stylistiques et iconographiques de deux tendances, le mouvement romantique qui s’achève et le réalisme qui émerge.

De Moïse aux boat-peoples, les destins soumis aux caprices des eaux.
Moïse est sauvé des eaux, saint Christophe traverse une rivière, les fils de Clovis II descendent la Seine, les Cubains s’échappent de leur île par la mer et Bas Jan Ader tente de traverser l’Océan atlantique. Entre les cours d’eau des récits mythologiques et l’actualité la plus souvent tragique, les artistes ont développé des représentations où la symbolique de l’eau accompagne les mutations spirituelles ou identitaires des hommes. Artistes : Nicolas POUSSIN, Joachim PATINIR, Evariste LUMINAIS, KCHO… 

L’œuvre invisible.
A l’inverse des icônes qui proposent matériellement des formes à l’invisible, comment une œuvre qui serait  invisible peut-elle exister réellement et sa portée comprise par le public ? Si l’art conceptuel a pu énoncer qu’une œuvre n’avait pas besoin d’être concrétisée pour exister, un certain nombre d’œuvres possède bien une réalité matérielle qui du fait de leur soustraction au regard leur donne pleinement du sens.  Artistes : Jochen GERZ, Melik OHANIAN, Michaël HEIZER…

Quand la céramique contemporaine se fait sculpture.
Après une période de renouveau des pratiques artisanales, la céramique a commencé à prendre les dimensions et un vocabulaire de formes jusqu’alors réservés à la sculpture. Oubliant ses aspects utilitaires et décoratifs, c’est à une véritable autonomie d’expression qu’aspire désormais une grande partie de la production de céramique lorsqu’une nouvelle génération d’artistes s’y intéresse, parfois de façon exclusive. Artistes : Lucio FONTANA,  Elmar TRENWALDER, Elsa SAHAL, Françoise PETROVITCH… 

Etienne-Martin, la cosmogonie d’une maison natale.
L’enfance d’Etienne-Martin a été profondément marquée par sa maison natale, à Loriol dans la vallée du Rhône près de Valence. Aux particularités du bâtiment, le sculpteur associera les personnes de son entourage immédiat, son père, sa mère et sa grand-mère, ainsi que des événements marquants de sa vie. Le plan et l’orientation des pièces et des espaces vont se voir définis par un abécédaire auquel se superposeront les lames du tarot et d’autres symboliques ésotériques qui parcourront alors tout l’œuvre.

La photographie et Picasso
Picasso a abordé sans complexe toutes les techniques expressives mises à sa portée. La photographie n’y aura pas échappé bien qu’elle restera très minoritaire dans l’ensemble de sa production. Elle sera surtout liée à ses rencontres avec Man Ray, Brassaï et Dora Maar. Plutôt que la prise de vue qu’il pratiqua qu’exceptionnellement, ce sont les possibilités d’interventions graphiques sur et avec les photographies qui vont l’attirer.

Les pionniers de la vidéo d’artiste (première partie)
Après la Seconde Guerre mondiale, la télévision commence à se développer. Dans la décennie qui suit quelques artistes issus du mouvement Fluxus s’intéressent à elle  pour les images qu’elle véhicule dans les foyers comme pour le symbole technologique qu’elle représente. Les progrès matériels, qui permettent une autonomie de production des images vidéographiques, ouvriront alors de nouvelles perspectives aux artistes.  Artistes : Wolf VOSTELL, Nam June PAIK, Dan GRAHAM

La vidéo d’artiste, une nouvelle réflexion sur le temps (seconde partie)
Après une phase d’expérimentation caractéristique de l’appropriation d’un nouveau médium dans le champ artistique, les artistes se sont emparés des propriétés de la vidéo pour transformer nos rapports de l’image. La diversité des écrans et des formats de projection, comme la contraction ou la dilatation du temps lors de la diffusion des œuvres transforment les relations traditionnelles du spectateur à l’espace et au temps. Artistes : Bill VIOLA, Chris MARCLAY, Christoph DRAEGER, David CLAERBOUT…

La Garenne-Lemot, un jardin d’artiste au début du XIXe siècle
En 1805, le sculpteur Frédéric Lemot, encouragé par les frères Cacault, artistes et collectionneurs nantais, achète un vaste terrain dans la commune de Clisson qui avait été dévastée par les guerres de Vendée. Les caractéristiques du lieu lui permettent d’aménager le site comme un parc anglais et surtout à l’image d’un tableau de Nicolas Poussin afin qu’il devienne à son tour une source d’inspiration picturale pour les artistes.

Hervé Télémaque, le discours des objets.
L’œuvre de Télémaque est littéralement émaillé de notations quotidiennes qui peuvent souvent évoquer des univers spécifiques comme le camping, l’héritage colonial, les sports d’hiver, la sexualité… La banalité apparente des objets représentés, parfois de manière cryptée, n’est jamais due au hasard, ils découlent d’un paradoxe, d’une référence intime ou bien sont liés à l’histoire même des origines haïtiennes de l’artiste.

Arts & Lettres, le texte chez les plasticiens contemporains.
Ils se disent artistes mais utilisent le plus souvent les lettres de l’alphabet pour créer leurs œuvres, sans pour autant être rangés dans la catégorie des artistes conceptuels. Parce que l’usage plastique qu’ils font du texte remet en cause le sens même des mots, parce qu’ils jouent sur l’ambivalence d’une lecture suivant le point de vue du spectateur, ces artistes sont des illusionnistes qui viennent perturber les conventions de l’écriture. Artistes : Jordi COLOMER, Markus RAETZ, Patrice HAMEL.

 

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